Espagne 2019 ( mis à jour le 24/07/19 )
Espagne juin 2019
Départ en voiture le mardi 11 juin
Première étape à Saintes en France (Charente maritime) sous une pluie intermittente. La traversée de Paris par le Périphérique s'avère un peu plus délicate que prévu avec un flux de motos ininterrompu ; On prend un peu de retard pour notre premier repas pique-nique au sud d'Orléans.
Nous sortons de l'autoroute et prenons la direction de Poitiers via la N20 qui traverse le Futuroscope. En soirée nous visitons le centre ville de Saintes au coucher du soleil. Jolie visite interrompue par la pluie. Premier logement dans un Kyriad Hôtel sur le zoning proche de la sortie de l'A10.
Mercredi 12 juin :
- La Corniche à Hendaye à la frontière espagnole avec sa station de Hondarribia : très beau et rafraichissant : pas mal de vent et une température de 20°. Il est temps de refaire un plein de carburant moins cher qu'en France.
- pique-nique dans un petit parking arboré le long de la mer.
- route vers Balmaseda au Pays Basque en province de Biscaye
- nous logeons pour deux nuits dans un ancien couvent ‘reconverti' en hôtel "Hôtel Convento San Roque"
- Balsameda qui est à 28kms de Bilbao est une petite ville charmante, pleine de vie : mamans avec de jeunes enfants dans la plaine de jeux en face de l'hôtel et à l'ouverture de l'école le matin. Personnes âgées qui se promènent en voiturette ou au bras d'une aide soignante, beaucoup de monde le soir sur la place devant l'église et devant la mairie.
- un pont ancien sur la rivière, le Ponte Viejo (ou de la Muza) surplombe la rivière Cadagua comprend une arche centrale surélevée et une jolie tourelle et fait le bonheur des artistes peintres.
- on remarquera également l'hôtel de Ville (Mezquita) et l'église San Severino, église baroque du XVème siècle et la Plazza San Juan avec 2 églises dont une transformée en centre culturel (Klaret Antzokia) et l'autre en musée de l'histoire de la Ville. Des enfants jouent au foot sur la place animée en cette fin d'après midi.
- étrange monument dédié à l'astronomie sur la place.
- un cabinet vétérinaire où les chats sont en vitrine, les 2 jeunes femmes vétérinaires passionnées nous accueillent pour une petite parlote, amusant.
- souper dans le patio, car le restaurant est exceptionnellement fermé. Délicieux, et accompagné d'un apéro bienvenu pour vraiment démarrer les vacances.
- Très bonne nuit et bien en forme pour le lendemain.
Jeudi 13 juin
- en route pour Bilbao, ville moins courue que Barcelone par les touristes, et c'est tant mieux.
- on gare la voiture dans un parking à l'entrée de la ville, sans problème, près du musée maritime et de la jolie passerelle Pedro Arupe d'où démarre une promenade dans des jardins qui longent le Ria Bilbao constituée par la rivière Nervion traversant la ville de part en part.
- A flan de montagne, une fresque qui ressemble à un bateau ou un sous-marin.
- Une grue rouge immense dans la partie extérieure du musée maritime le long de la Ria de Bilbao (estuaire), c'est une oeuvre d'art !! - des affiches d'hommes politiques et de scientifiques ou autres sommités, à propos de Bilbao sont exposées tout au long de la promenade.
- la promenade nous conduit au musée Guggenheim à l'architecture futuriste et recouvert de feuilles de titane; en faisant le tour du bâtiment on découvre d'autres oeuvres contemporaines: une araignée géante "Maman" (1999) de Louise Bourgeois, la Fontaine de Feu (1961) d'Yves Klein, des sphères réfléchissantes et le célèbre chien floral "Puppy" (1992) de Jeff Koons qui est devenu l'emblème de la Ville.
En face du Musée notre regard est attiré par le Pont Arcos rojos(Arku gorriak) que l'on doit à Daniel Buren. Une immense fresque est peinte sur les piliers (Veronica et Christina Werckmesiter).
- des groupes d'enfants en uniforme, en visite scolaire photographient et jouent près d'autres sculptures dans le parc adjacent dont Chaos Nervion de Jedd NOVATT, Judith de Marcus LÜPERTZ, Berigari IV (2000) d'Eduardo Chillida.
- les ouvriers qui repeignent en un blanc éclatant les parapets sur le pont près de l'ancienne gare à la façade digne de Horta, orné d'un grand vitrail (Estacion de Abando Indaleico Prieto). De l'autre côté du pont dans la vieille ville se trouve le théâtre assez monumental.
- le Mercado de la Ribera, marché couvert, très moderne : poisson, jambon, épices est accolé à l'Iglesia de San Anton.
- la Plaza Miguel de Unamuno du nom de l'écrivain qui trône sur une colonne corinthienne est vraiment jolie, avec une fontaine où viennent s'abreuver aussi bien les pèlerins de Compostelle que les habitants. Des gens avec un chien très grand et très maigre. Le monsieur avec son béret basque. Notre repas : un sandwich pour Daniel et une assiette de jambon ibérique, mais alors là, encore plus copieuse que ce que Françoise nous sert à Habergy !!! Je ne pensais pas que c'était possible, ou alors nous n'avons pas compris que c'était une ration pour une famille entière. Le mendiant à qui je donne volontiers une tranche de pain et quelques morceaux de jambon. Ah oui, le pain ici est toujours délicieux, bien meilleur que chez nous.
- les rues assez étroites avec de belles façades et des balcons fermés, et quelquefois des drapeaux ou des étendards indépendantistes.
- le chien fleuri "Puppy"derrière le Guggenheim, l'emblème de la ville. Photo de travers par un jeune anglais pas fier à propos du Brexit. On aperçoit également la tour Iberdrola assez remarquable dans le paysage de ce ex-quartier industriel joliment reconverti.
- Retour à Balmaseda à temps pour se rendre compte de la porte entrouverte de l'église désacralisée de Santa Clara attenante à l'hôtel. Nous demandons à la réceptionniste comment accéder à l'église. Elle nous explique que c'est devenu le musée de la reconstitution de la Passion. Nous comprenons que le musée n'est ouvert que de 11h à 13h. Mais demain à 11h, nous serons déjà loin ! Nous forçons un peu l'entrée et le jeune responsable finit par accepter que nous visitions en cinq minutes le petit musée. Nous apprenons que chaque année, les jours saints avant Pâques, toute la ville participe à rejouer la Passion de Jésus. Les costumes des participants sont exposés au musée et un film montre à quel point cette reconstitution est un spectacle poignant ! Cela me fait penser à ce que font les enfants de Crianças do Mundo au Brésil.
- Nous avons l'intention de trouver un resto en ville pour ce soir. Mais visiblement malgré les recommandations de Google, ce n'est pas la bonne saison, ou alors c'est la notion de restaurant qui diverge de la nôtre. Nous retournons donc à l'hôtel sous la pluie pour dîner encore dans le patio, car le restaurant est à nouveau exceptionnellement fermé. Aujourd'hui, nous nous accordons un verre de cava, nous sommes quand même dans le pays qui le produit.
Vendredi 14 juin : Comillas
- Nous quittons le Pays Basque pour la Cantabrie via l'autoroute A8 longeant la Côte cantabrique.
- Après un premier stop au Mirador Antonio Ruiz et une première vue sur la Côte, nous arrivons à proximité de Santander et nous dirigeons vers le Mirador de Pena Cabarga que nous atteignons au bout d'une route en lacets. Au sommet une station météo mais surtout une belle vue panoramique sur Santander et sa baie. Des jeunes gens déboulent en VTT du sommet via des escaliers et des chemins scabreux, à une vitesse folle vers la route en lacets et disparaissent rapidement de notre vue ! Une jeune fille a eu le temps de les filmer et la vidéo sera sûrement en direct sur les réseaux sociaux ! Ils sont fous ces jeunes.
- Arrêt à Santillana del Mar en bord de mer, village médiéval composé de 2 rues bordées de casonas, demeures seigneuriales aux façades blasonnées et aux balcons fleuris et de bien trop de restaurants à touristes dont l'un d'eux sera pour nous une grosse déception gustative. Nous ne nous y attardons guère. Quelques photos d'une exposition.
- Comillas : petite station balnéaire charmante remarquable par le cimetière de San Cristobal : dans les ruines d'une église, en bordure de l'océan. Des tombeaux immenses, des statues expressives, des murs de tombes avec beaucoup de fleurs.
- Le Caprice de Gaudi "el Capricho" est situé à proximité du palais de Sobrellano, imposant château qui accueillait le roi Alphonse XII mais que nous ne visiterons pas
- une fête folklorique avec cornemuses se prépare en contrebas du château dans le parc, où des stands d'artisans proposent des produits locaux ainsi que des gaufres de Bruxelles !
- promenade le long de la côte des baleines, très tranquille, rocher escarpé, belle vue mais point de cétacé à l'horizon. Deux vieux font la causette sur un banc près du point de vue.
- logement au Posada Rural Entrecomilla : accueil chaleureux par les chiens et les poules du voisin et maison très cosy, accueil par le maître de céans, timide et peu bavard ce soir. La chambre est agréable mais on se sent un peu seul dans cet établissement
- pique-nique sur la terrasse du Posada avec vue sur le Pico de Europa.
Samedi 15 juin :
- Route vers le Pico de Panes à Potes avec ses gorges (de la Deva) très très encaissées sur 20 kilomètres : impressionnant, je ne m'en lasse pas.
- Fin du trajet, on grimpe pour arriver au Pico, normal, mais j'ai vraiment l'impression que la route est en pente descendante, c'est incroyable : l'altimètre de la voiture indique la montée de 5m en 5m, et moi je suis convaincue qu'on descend !!
- Arrivée à la Porte du Pico "Fuente Dé", nous prenons le ticket pour le téléférique "El Cable". Il y a une foule incroyablement longue. Une cabine monte et l'autre descend. 10 personnes dans la cabine. La file n'avance pas, et quand je dis ‘pas', c'est ‘pas'. Daniel va faire un petit tour et quelques photos pendant que je garde notre place, et quand il revient après 30 minutes, j'ai avancé de 3 mètres. Vu la route qui nous reste à faire, c'est pas possible : le remboursement du ticket se fait sans problème.
- Le retour par la route dans les gorges est un peu moins amusante, déception du téléphérique oblige.
- arrêt pour le traditionnel pique-nique sous un cerisier qui ploie sous les fruits mûrs, et visite du petit cimetière de ND de la Lebena et de la colline voisine dans un environnement grandiose.
- Nous reprenons la Direction de San Roman de Candamo (La Estacion) dans les Asturies en laissant Oviedo sur le côté.
- Notre hôtel pour ce soir est le Mirador del Nalon avec son bistrot très fréquenté par les joueurs de cartes et de machines à sous. Nous apprécions l'ambiance et nous mangeons sur place les plats préparés par la patronne, copieux, très copieux, et délicieux.
- Avant le souper, nous avons voulu visiter une grotte avec des inscriptions rupestres, inscrite à l'Unesco, mais il aurait fallu réserver, ce qui eut été hasardeux. Dommage, tant pis.
- Petite promenade dans la nature : forêt d'eucalyptus et de mélèzes. Des chevaux contents de nous voir. Une roue de voiture égarée dans le fossé. Chemin du retour scabreux : 2 véhicules arrivent face à nous sur ce chemin étroit : tout le monde fait des marches-arrière longues, longues, et finalement nous passons et nous aboutissons sur la grand-route, hyper loin de l'hôtel. Le sens de l'orientation de Daniel défaille un petit peu ces derniers temps.
- Après le souper, petite balade digestive, d'abord à la gare, car pendant le repas, j'ai constaté qu'il y avait régulièrement des trains, bien plus qu'à Genval, je crois. Donc un train est à quai lorsque nous y sommes. Des voyageurs surchargés en descendent et restent à quai !! Quelques minutes plus tard, un train arrive de l'autre direction, et sur la même voie ! Les conducteurs changent de côté : pour repartir dans l'autre sens, et les voyageurs prennent place dans l'autre train : pour poursuivre leur voyage !!! Je n'avais jamais vu, ni envisagé une telle manière de faire pour multiplier les correspondances lorsqu'il n'y a qu'une voie. On en apprend tous les jours ! Continuation le long de la Nalon, en longeant la grand-route. Un peu dangereux : retour à l'hôtel.
Dimanche 16 juin : Direction Pontevea
- Cudillero est une petite ville perchée et colorée qui se réveille doucement en ce dimanche matin. Nous sommes un peu trop tôt, rien n'est ouvert, mais nous devons reprendre la route vu le nombre d'étapes prévues pour aujourd'hui.
- Nous découvrons les séchoirs à grain conservés dans les villages, en plus ou moins bon état qui donnent un cachet particulier et plaisant : arrêts photo, difficiles à cause du soleil souvent de face.
- Plusieurs arrêts pour admirer l'océan, les ‘Cabo' avec leur phare et les sentiers côtiers que nous ne pouvons emprunter que quelques minutes. Dommage, il faut se remettre en route. Nous nous arrêtons un peu plus longuement au Cabo Vidio avec une vue panoramique sur la mer Cantabrique.
- Le top du top est la Plage des Cathédrales près de Ribadeo, porte d'entrée en Galice, impressionnante, avec la marée montante, mais tout juste encore accessible : heureusement que nous n'avons pas traîné ce matin. Les rochers immenses aux strates colorées, en enfilade sont courus des touristes. Depuis le début du trip nous n'avions pas vu tant de monde.
Ce qui rend cette visite spectaculaire est la promenade au milieu des falaises dont la marée basse laisse à découvert des arcs de plus de trente mètres de haut sculptés dans la roche et des grottes naturelles au plafond en forme de coupole et terminées en aiguille, formant un paysage naturel d 'une incroyable beauté.
Pour toutes ses caractéristiques, la Plage des Cathédrales a été élue en 2013 la deuxième plus belle plage d' Europe, lui donnant ainsi une renommée internationale.
Attention, il semblerait qu'en été et à Pâques le nombre de visiteurs autorisés à s'y promener est limité et qu'un ticket payant soit alors nécessaire.- Le trajet vers Pontevea sera via l'autoroute payante (AP9). Les paysages de montagne sont fabuleux. Pas le temps de s'arrêter à La Corogne que nous traversons par des tunnels.
- Pontevea et en particulier notre hôtel est difficile à trouver, nous tournons en rond en ratant systématiquement la minuscule route vers l'établissement. Le propriétaire est inquiet car nous arrivons vers 20h et nous n'avons pas vu le mot qu'il nous a envoyé via Booking. Il ne reste qu'une place de parking. Les trous au bord de la place, ainsi que la fatigue de la journée et la taille de la voiture rendent la manoeuvre impossible. Une femme à l'étage s'énerve, et finalement un homme arrive et propose de retirer sa voiture. Il s'avère que c'est le patron !! Incroyable, car il y a un parking souterrain entièrement vide !
Chambre très spéciale, moderne mais pas très pratique. A la salle de bain, il faut monter 2 marches puis descendre dans la baignoire, et la douche est exclusivement un modèle pluie au plafond, pas du tout ma préférence. La garde-robe est derrière le lit et il y a très peu de lumière. Le sol en carrelage est froiiiid, on est au milieu des arbres, il fait sombre et humide.
Mais par ailleurs, c'est chic et le petit déjeuner est copieux et délicieux.- Dans le village, il y a un supermarché, on dirait un marchand de bricolage. C'est parce qu'on y vend vraiment de TOUT sur un espace réduit : c'est un caverne d'Alibaba. Nous y trouverons tous les jours du très bon pain frais artisanal et ce qu'il faut pour le pique-nique.
Lundi 17 juin : à la découverte des lieux de mémoire celte et de la Costa del Muerte
- au planning nous devions aller à Compostelle, mais la météo prévoyant encore du beau temps ce lundi et de la pluie à partir de mardi, nous décidons de partir vers la Côte atlantique.
- Nous ferons plusieurs étapes le long de la ‘Côte de la Mort' (Costa del Muerte) le long de la Ria de Muros y Noia une des 4 Ria Bajas de cette partie de la côte particulièrement dangereuse pour les bateaux.
- Clou de la journée : Castro de Barona sur un éperon rocheux dominant la mer. Les ruines de ce Castro témoignent de la culture celtique et datent de l'âge de bronze. Elles furent occupées jusqu'au 1 er s. av JC. Les vestiges de logements ronds et un chemin très visible, de nombreux pans de murs collés à la colline en bord de mer sont autant d'appels à escalader pour photographier sous tous les angles les ruines, la mer, les petites plages. Nous nous y plaisons et y passons pas mal de temps, ce magnifique décor juste pour nous !
- Un peu partout, il y a des horreos en plus ou moins bon état, ancien séchoirs à grains, maintenus comme témoins du passé. Tout au long de la journée nous en découvrirons de toutes sortes, agrémentant les jardins particuliers ou publics.
- Plusieurs immenses horreos sont signalés dans le guide, dont ceux de Lira à proximité de l'église entourée d'un cimetière et celui de Carnota le plus majestueux mesurant près de 35m et daté de 1760. Un groupe scolaire est en visite. Les enfants courent partout, c'est plein de vie.
- La dernière étape de cette longue journée sera le Cabo Fisterra, avec une vue à couper le souffle. C'est à l'origine un autre grand lieu de la culture celtique où ceux-ci rendaient grâce au Soleil jusqu'à ce que la tradition chrétienne y situe l'arrivée de la barque de Saint Jacques et en fasse un lieu de pèlerinage à la fin des Chemins de Compostelle, au point le plus à l'ouest de la côte de la Galice. Les pèlerins viennent y brûler leurs vêtements et leurs chaussures. A ne pas manquer pour pénétrer un minimum dans l'esprit des pèlerins arrivés au bout du chemin. en plus de la belle vue.
- Pour souper, nous faisons arrêt à Padron, belle petite ville qui se prête encore aux photos avec son pont, son église, son marcheur et le Docteur Manuel Baltar Santalo, illustre pharmacien de Galice.
Mardi 18 juin : Santiago de Compostelle
- Nous démarrons sous une fine pluie et Daniel a repéré un parking dans lequel nous laisserons la voiture toute la journée. Nous y arrivons sans encombre, mais il semble complet. La pluie ne se fait pas attendre et nous refaisons le tour. Daniel tente tout de même l'entrée dans le parking et trouve une place, petite, mais à force de manoeuvres, la Peugeot s'y trouve plus ou moins droite, ça ira. Le parapluie en avant, nous voilà partis. Visite d'un petit marché couvert, où on vend les piments célèbres de Compostelle, et des fruits et légumes bios qui ont leur succès. Dans les rues assez bien de monde. Tous se pressent vers le km zéro devant la cathédrale. Nous voulons visiter la dite cathédrale, mais elle est complètement en travaux et nous tombons sur une file, pour monter à l'arrière de la statue de Saint-Jacques. Nous laissons la place aux vrais pèlerins et je préfère me poster à l'arrière ce qui permet de photographier les personnes qui embrassent la statue du saint avec ferveur.
- Nous visitons encore un musée d'art religieux avec les 2 places celle des Vivants et celle des Morts.
- Nous prenons un verre dans le patio d'un hôtel bien fleuri et décoré. Nous aurions dû dîner là, car au resto pour pèlerins finalement choisi, mon plat est immangeable, pfff.
- Nous quittons cette ville célèbre, complètement dépités, sous une pluie battante.
- Direction le sud, Pontevedra où Google nous promet une meilleure météo.
- Pontevedra est une petite ville calme et agréable comme je les imagine dans le Sud. Belles façades, places arborées, une rue commerçante animée après l'heure de la sieste. Des statues de bronze ornent une série de plazzas avec des anciens palazios ornés de divers blasons. Pour nous réconforter à notre arrivée, nous entrons dans une pâtisserie pour déguster 2-3 mini tartelettes et autres récompenses sucrées.
- Nous passerons une belle fin de journée dans cette petite ville allant de place en place.
Mercredi 19 juin :
- Direction Ourense et les gorges du Sil. Je me réjouis de refaire l'expérience des gorges qui nous ont conduit vers le Pico Europa, mais rien de semblable cette fois. La route s ‘élève rapidement et la rivière est juste invisible pendant 99 % du trajet. En fait les gorges se découvrent depuis le fleuve mais nous n'avons pas le temps de faire un tour en bateau. Il faut dire que les touristes sont rares et les bateliers peu actifs.
- Le Monastère de Santo Estevo de Ribas de Sil transformé en hôtel de luxe (parador) vaut la peine d'une visite. Les larges couloirs du cloître, sur plusieurs étages donnent accès aux chambres, c'est d'un calme religieux.
- Nous guettons donc les miradoros. Il y en a pour tous les goûts : l'un d'eux offre effectivement une vue sur une belle courbe dans la montagne, mais pour les autres, nous marchons longtemps sur toutes sortes de terrains pour finalement entrevoir un drapeau que nous supposons fixé au-dit mirador, bien loin devant nous et nous abandonnons après avoir pris quelques risques pour voir un petit peu de la rivière au bord d'un précipice non protégé. Le Sil, il ne faut pas m'en reparler.
- Sur le chemin du retour, nous finissons quand même par passer un pont "Pont Abeleda" sur la rivière et nous nous arrêtons au seul bistrot avec vue. La bière est bonne, un réconfort !
- Nous sommes dans une région de vigne la "Ribeira sacra" et passons le long des flans de montagnes avec les vignes les plus réputées de la région, et Daniel voudrait visiter une cave. Une fois de plus, tout est fermé, et il n'y a pas âme qui vive dans le village de Montforte de Lemos, capitale viticole. J'avoue que je préfère le calme aux foules de la pleine saison, mais là, c'est quand même exagéré !
Jeudi 20 juin : départ de Pontevea vers Burgos
- Après un dernier passage à notre supermarché préféré pour faire le plein en vue des futurs pique-niques et un bref arrêt-photos du fameux pont sur la rivière Ulla, à Pontevea, nous voilà ‘on the road again'. Direction Ponferrada, en longeant une route fort fréquentée par les marcheurs de Compostelle; le clocher de l'entrée en Région de Castille & Leon, puis autoroute fleurie de genêts mais dans un décor plat et sec via la A6.
Vers midi à hauteur de la Ville de Astorga nous cherchons un endroit sympa pour notre pique nique habituel. Pas facile mais à l'écart de l'autoroute nous trouvons finalement un parc ombragé au Val San Lorenzo. De retour vers notre route principale nous voyons des cigognes dans le champs et même un cervidé.- Comme à Comillas l'autre jour, des cigognes sont de passage dans cette région et nous faisons arrêt pour les observer sur la N120 à Valverde de la Virgen. Le clocher du village est littéralement squatté par les cigognes.
- Le beau temps et les températures estivales sont enfin de retour et les coquelicots aussi valent bien une photo. Mais la route vers Burgos devient longue et monotone. Petit arrêt dans le village de Melgar de Fernamental dont le clocher de la cathédrale avait attiré notre attention depuis l'autoroute A6 "Camino de Compostella".
- Notre logement de ce soir est dans une maison de famille à l'écart de Burgos. Nous y sommes très bien accueillis par une charmante dame qui nous fait visiter l'endroit. Malheureusement, nous n'y restons que pour une nuit et nous n'en profiterons pas beaucoup. C'est une adresse à retenir : Molino de la Vega à Arcos en périphérie de Burgos. Si vous passez par là, n'hésitez pas.
- Burgos est une charmante ville animée le long de l'Arlanzon. C'est une ville médiévale dont la Cathédrale Sainte Marie (13e s) est incroyablement riche en chapelles, retables, statues et un escalier particulièrement élégant.
- Après une bière bien méritée à une terrasse envahie, nous voilà à la recherche d'un restaurant, ou plutôt du ‘resto Casa Poncho', recommandé par notre charmante logeuse. Il y a un monde fou. La plupart des clients mangent debout près du bar, des tapas proposées sur de grands plateaux. Mais nous devons absolument nous asseoir et heureusement un petit espace est prévu. A la table voisine, des Français nous aident à choisir notre plat et nous racontent leur voyage vers le sud du Portugal. Nous passons une bonne soirée.
Vendredi 21 juin : route vers San Sebastian
- Petit déjeuner copieux avec les autres occupants, des français de Toulouse, qui comme nous voyagent exceptionnellement en voiture. Rencontre plaisante qui nous met un peu en retard, mais nous apprend des choses intéressantes à propos de Macron et de la politique en France.
- Les paysages que nous traversons sont impressionnants et quelques arrêts photos sont précieux pour les mettre en boîte, sinon nous risquons de les oublier, ce serait bien dommage.
- Nous nous arrêtons dans la petite ville de Briviesca un peu après Burgos pour acheter quelques vivres en vue de notre pic nique et on en profite pour acheter enfin les quelques bouteilles de vin espagnol que nous souhaitons ramener. Dans le magasin Eroski un grand rayon de vin mais aucun en provenance de la Région de Ribera Sacra visitée en Galice. Un gentil Monsieur veut nous conseiller en espagnol puis il va chercher le responsable du rayon, tout content d'exercer son français et qui nous fait passer devant tout le monde à la caisse. Espérons que ce vin sera à la hauteur des explications reçues.
- Plusieurs fois nous rencontrons des convois exceptionnels transportant des pales ou d'autres éléments gigantesques d'éoliennes. A noter que l'Espagne s'équipe de manière exemplaire pour les années qui viennent dans les énergies renouvelables.
- Sur le parking de l'aire de Lizarrusti à la frontière entre la Navarre et le Pays Basque, que nous choisissons pour le pique-nique du jour, des panneaux indiquent plusieurs promenades et nous décidons d'en faire une, la plus courte. Le début est hard, ça grimpe sec dans les rochers. Je crains un peu le retour, s'il faut descendre à ce rythme, je resterai coincée, transie de peur, mais n'anticipons pas. Nous arrivons dans une zone boisée, humide et la mousse toute verte qui recouvre rochers et troncs nous emmène dans un conte à la fois merveilleux et effrayant. Au détour d'un chemin, c'est une biche qui nous observe entre les branches. Nous profitons à fond de ce moment hors du temps. C'est ça les vacances, une petite balade non programmée qui devient ‘le plus beau de vot' voyage' ;-). Ensuite le paysage rural ressemble très fort à nos Ardennes.
- Sur notre chemin vers le Nord, la Basilique Saint-Ignace de Loyola nous tend les bras. Eglise monumentale qui englobe la maison natale du saint, fondateur de la Compagnie de Jésus, les Pères Jésuites.
- Notre hôtel de ce soir est en ville, à Lasarte, près de San Sebastian. Les places de parking gratuit sont rares, nous en avons trouvé une tout près et on nous conseille de prendre le bus juste à côté de l'hôtel, pour nous rendre à San Sebastian.
- La météo est enfin avec nous et en ce début de week-end, la ville et la promenade au bord de l'océan sont animées. Nous profitons du soleil couchant et des petits groupes de musiciens qui animent le quartier. A nouveau, nous cherchons une table pour prendre notre repas alors que des foules de jeunes s'agglutinent aux portes des restaurants et dînent debout partout dans les rues. Alors que nous attendons l'addition, deux jeunes femmes s'approchent et veulent aussi un siège. Ce sont des marcheuses de Saint-Jacques, néerlandaises, qui n'ont eu que du beau temps ces derniers jours ! Bizarre !
- Encore un dernier tour en ville et le long de la mer pour profiter de cette fin d'Espagne, entre autre la Place de la Constitution, qui accueille les festivités de la ville. A une époque, des corridas se jouaient ici, et les balcons servaient de tribunes, ce qui explique pourquoi ils sont encore de nos jours, tous numérotés.
- Le retour à l'hôtel sera plus compliqué que prévu, les bus ne circulant que jusque 20h30 vers notre petite ville. Evidemment aucun taxi ne s'arrête pour nous. Finalement Daniel demande au réceptionniste de l'hôtel le plus chic de nous en appeler un, et nous voilà sauvés. Nous tombons sur un taximan charmant qui malgré la barrière de la langue nous accueille gentiment et nous fait écouter de la musique basque. Tout est bien qui finit bien.
Samedi 22 juin : retour en France : Angoulême
- Départ matinal pour une journée caniculaire. Dernière visite d'une petite ville Errenteria avec un vieux centre médiéval à la frontière pour y faire nos achats pour midi. On y revendique la nationalité basque et communiste notamment avec des inscriptions sur les murs extérieurs de l'église. Passage à la pompe à essence, le carburant étant beaucoup moins cher qu'en France. Au 1er péage sur l'autoroute, juste à la frontière, Daniel verse de la monnaie dans le panier. Horreur, la machine nous rend de la monnaie en pièces de 1 et 2 centimes et n'ouvre pas la barrière tant que tout n'est pas récupéré. Petite séance digne de la caméra cachée avant de débloquer le péage, avec les policiers (ou les douaniers) qui observent notre manège avec de plus en plus d'attention. Ouf nous voilà quand même partis. Au prochain péage, il s'agira de se débarrasser de cette ferraille encombrante. Surprise, cette fois, la machine n'accepte pas les pièces jaunes, quelle belle arnaque !!
- On essaye d'éviter l'autoroute à travers le paysage des landes. On trouvera finalement une petite aire de pique nique à l'ombre d'un camping car près d'un petit musée. Puis une petite balade de quelques kilomètres dans cette forêt landaise finalement bien agréable avant de reprendre la route
- La route est longue jusqu'à notre arrivée en périphérie d'Angoulême complètement bouché par plusieurs travaux en ville et une manifestation des Gilets Jaunes sur l'autoroute. Ils ont bien choisi leur jour.
- 2 nuits réservées à l'Ibis, bien aéré et frais par cette canicule soudaine.
- Le soir, visite de Angoulême, ville sans grand charme. Heureusement le repas de moules frites chez Leon à proximité de l'hôtel nous a rendu le moral.
Dimanche 23 juin : autour d'Angoulême
- Visite de plusieurs cimetières attachants : un tas de plaques souvenir sur chaque tombe. On y reconnaît le métier ou le hobby du défunt.
- Spécialité de la région : les lanternes des morts. Le premier se trouve à proximité de la ferme château de Hervé Balzac au bord de la Charente.
- Recherche assez mouvementée de quoi faire le pique nique de midi. Daniel se fait arnaquer par un boucher sans scrupules. C'est la France. On avait oublié...
- Nous parcourons toute cette Région de l'Angoulémois en passant par le Château de La Rochefoucauld et nous visitons quelques cimetières ou ancien cimetière, ainsi qu'une seconde lanterne des morts à Cellefroin où nous ferons notre pique nique traditionnel. Notre dernière lanterne des morts se trouve sur la place de Pranzac.
- Visite du mémorial de Chasseneuil sur Bonieuvre dédié aux combattants et aux victimes de la guerre de 40-45.
- Le top du jour : les grottes du Quéroy, au bout d'un chemin peu aménagé qui ne laisse en rien présager de la merveille que nous allons découvrir. Nous arrivons à une petite guérite où une dame assez âgée nous vend les tickets d'entrée et une famille s'apprête à jouer au mini golf. Il fait très chaud. Les 12° de la grotte nous ferons du bien. La dame enfile un pull et un gros manteau. Je suis étonnée à la fois qu'elle soit notre guide et surtout que nous ayons droit à une visite privée. Il semble que la grotte n'ait plus le même succès que par le passé, où des groupes scolaires la visitaient régulièrement. Une suite de couloirs où il faut se baisser pour passer, se tenir à la roche, la dame nous précède et nous explique très précisément le nombre de pas et l'appui à prendre ainsi que lorsqu'il faut passer sur le côté vu l'étroitesse du passage. Je comprends mieux que plus le groupe est restreint, plus c'est faisable. Par moment son élocution devient très scolaire et automatique pour nous réciter les années, les longueurs et toutes les infos très techniques sur les stalactites, stalagmites, draperies, … Les chambres successives sont toutes plus belles les unes que les autres. Nous remontons à la surface, mais ce n'est pas terminé : un second parcours nous attend, tout aussi intéressant. J'admire la passion de cette dame, et les efforts qu'elle fournit plusieurs fois par jour pour montrer cette merveille de la nature aux rares visiteurs qui s'y intéressent. Notre voyage se termine en beauté après un dernier arrêt aux sources de la Trouve qui passent en profondeur sous les grottes visitées.
Le soir, dîner au Campanille du coin, non sans avoir reçu, pour 1km de dépassement de vitesse, un PV salé sur la route de Cognac. La France...
Lundi 24 juin : retour en Belgique
Retour sous la canicule. Nous perdons un peu de temps en longeant la Loire de Tours à Blois et heureux de retrouver in fine nos rosiers tout en fleurs à Rixensart, toujours sous la canicule.
carnet de voyage espagne