Carnet de voyage

Suède Danemark 2014

 

 

Grèce 2015 (Chalcidique et Macédoine)

 

Vendredi 1er mai. Direction Kassandra - Afitos

Les photos du 1er mai

Le jour attendu depuis un mois est enfin arrivé. Nous nous levons à 3h30 pour notre vol JetAirFly de 6h depuis Bruxelles vers Thessalonique avec une escale à Athènes.
Merci à Sandrine qui nous emmène à l'aéroport.

Le vol se passe sans encombres si ce n'est le gamin devant nous et son père, débarquant à Athènes et constatant que du choco a coulé de leur sac, dans le même compartiment à bagages que nous. Au secours ! Mais l'hôtesse vient tout nettoyer et nos sacs et vestes sont sauvés !
A l'arrivée, nos valises sont disponibles de suite, aucune formalité douanière et le gars de la société de location de voiture nous attend.
En avant avec son minibus : il fonce dans la circulation avec nous et 4 asiatiques qui reçoivent leur petite voiture et l'inspectent à fond, cochant des tas de petites bosses ou griffes sur le document de location.
Nous avons droit à une Hyundai blanche pratiquement neuve : pas une griffe ni une bosse !
Pour démarrer nous devons prendre la route très encombrée qui quitte la ville vers les régions balnéaires. Mais c'est les vacances : pas de panique.
Nous traversons une belle région vallonnée avec beaucoup d'oliviers. Il y a plein de fleurs partout et c'est très vert. Arrêt photos avec un parterre de coquelicots sous les oliviers.
Le soleil est radieux. A chaque virage, une petite chapelle votive placée, suite à un accident mortel, pas mortel, maladie, guérison, décès, mariage, naissance ??? Comment s'y retrouver ??? : nous allons être prudents au volant.

Nous faisons un premier arrêt à Poligyros. Nous avons un peu de mal avec le GPS, la traduction du grec vers un nom traduit n'est pas unilatéral : le gps et la carte ne sont visiblement pas traduits par le même logiciel ! Premier repas grec donc à Polygiros :-) salade grecque, courgette frite et souvlakis. Premier café grec aussi pour Daniel.

Nous nous dirigeons vers Kassandra, le premier doigt des presqu'îles de Chalcidique. A nouveau le GPS ne trouve pas Afitos !
Vers 16h nous sommes à destination. Afitos n'est cependant pas le 'petit village' que croyait Daniel. C'est très touristique. Nous nous retrouvons en plein centre au milieu des étals et des tables en terrasse, des sens uniques qui nous mènent droit vers le chemin étroit en pente raide vers la mer. Dur dur pour croiser les voitures qui remontent. Pas moyen de faire demi-tour, or l'hôtel n'est pas en bas, mais en haut ! A force de rouler nous voyons finalement un panneau annonçant le Blue Aegean. C'est là!
Ce sont des studios avec vue sur mer. Les patrons sont très sympas et nous nous installons pour 3 nuits. Cool !

Le soir, nous descendons le long de la mer à la recherche d'un repas léger. Le temps se rafraichit. Nous sommes fatigués et nous ne trainons pas.
La nuit se passe très mal. Daniel se relève de nombreuses fois : la grosse indigestion ! Fameux début de vacances.

1er mai

Samedi 2 mai. Kassandra

Les photos du 2 mai

Démarrage difficile après une nuit agitée. Aucun petit déjeuner n'est disponible aux studios. Nous allons à Kallithea acheter de l'eau et quelques biscuits. Nous prenons un petit déjeuner frugal.
Nous reprenons la route pour visiter la presqu'île Kassandra, le premier doigt. Rapidement le Mont Olympe, enneigé, nous apparaît sur la rive voisine. Nous nous arrêtons à l'entrée d'un chemin des crêtes pour une promenade et quelques photos : fleurs, mer, villages, rochers. C'est magnifique et très calme : nous sommes seuls et j'adore ça. Les touristes sont tous au bord de la mer !
Sur la route aussi c'est calme, aucun problème et le soleil est de la partie.
Mais Daniel fatigue et nous rentrons pour faire la sieste. Des enfants jouent dans la piscine de l'hôtel et je lis en profitant de notre terrasse. J'entends un bruit suspect : la pluie ! Après une heure, nous décidons de bouger quand même. Ce sera la seule fois des vacances que j'aurai remis un pantalon et mes baskets. Nous découvrons les rues d'Afitos, presque vides. Une boutique de beaux objets artisanaux, ou plutôt artistiques m'attire beaucoup. J'hésite et j'ai peur que ces beaux objets ne supportent pas le voyage dans ma valise. Dommage. Comme la pluie persiste, nous nous installons à la réception d'un hôtel pour prendre un café frappé. Très bon ! Des touristes anglais sont intéressés par du whisky Glenfidish de 21 ans d'âge. Vont-ils se décider ? L'un d'eux va finalement nager dans la piscine sous la pluie !

Le soir nous retournons à Kallithea où nous avons repéré un quartier piétonnier avec plein de restaurants. Je commande une chicken soup pour Daniel. Après ça, il ira mieux !

Les photos du 2 mai

Dimanche 3 mai : Tour de Sithonia - vue sur le Mont Athos

Les photos du 3 mai

Daniel a passé une meilleure nuit et nous décidons de 'faire le 2e doigt' : Sithonia. Le plan initial pour notre 3e jour était de faire en bateau le tour du '3e doigt' : la région autonome du Mont Athos, interdite au public. Mais nous aurions dû partir très tôt pour prendre le bateau à 9h du matin, et je ne nous voyais pas naviguer toute la journée sous un soleil de plus en plus chaud. L'intérêt de ce tour en bateau était de voir les monastères orthodoxes perchés sur les rives de la presqu'île, surmontés par le majestueux Mont Athos. Pas grave, c'est sûrement trop touristique pour nous.

De toute façon, le Mont Athos va nous accompagner toute la journée, avec son petit nuage éternellement accroché à son sommet.
La journée commence par la visite du cimetière de Nikiti Nous remarquons que le culte des défunts est important en Grèce. Nous avons déjà constaté que des bougies ou des lampes à huile brûlent dans la plupart des ex-votos le long des routes. Ici, c'est dimanche et des personnes sont là pour nettoyer arranger leur tombe. Il y a souvent une photo du défunt et son âge. Il y a aussi des bougies, des lampes à huile et tout le matériel nécessaire dans un petit compartiment de la tombe.
La route est belle et nous trouvons un resto idéalement situé au sommet d'une colline, où nous choisissons la meilleure table et notre dîner : des daurades fraîches grillées pour nous et divinement assaisonnées. Premier repas vraiment digne de ce nom, après les difficultés de digestion du premier jour.
Un couple d'hirondelles ne cesse de passer et repasser sur la terrasse et d'entrer dans les toilettes. On n'y voit pas de nid, mais cela ne va pas tarder, je suppose. Ici, il y a énormément de petits oiseaux chanteurs qui nous émerveillent : des mésanges, des hirondelles partout, et surtout des rossignols.
Sur la colline opposée, il y a un beau moulin grec.
Au retour, nous nous arrêtons à Nea Moudania, petit port dominé par une belle basilique qui semble de construction très récente.

Nous avons passé une belle journée et le soir Afitos nous accueille pour un repas chez Nikos, un beau coucher de soleil et quelques belles photos de la lune en surplomb de la mer.

Les photos du 3 mai

Lundi 4 mai - Route vers Kavala

Les photos du 4 mai

Aujourd'hui nous prenons un petit déjeuner dans un cafeion d'Afitos : un énorme croissant et un cappuccino. Les valises sont bouclées et nous quittons le studio et ses propriétaires très attachants. Nous reprenons la direction de Poligiros et nous décidons de traverser la montagne pour atteindre le village de Ierissos et remonter vers le Nord. A nouveau de belles vues sur le Mont Athos et le 3e doigt.
Nous faisons arrêt pour midi à Stavros où nous remarquons de jolis balcons en bois bien fleuris.
Notre but est de visiter notre premier site antique : Amphipolis. Le lion gigantesque le long de la route est immanquable. Il n'y a personne, pas d'entrée. Bizarre. Le site est immense et des découvertes de squelettes ont encore été faites en 2014 et 2015 dans une sépulture immense : le tombeau d'Amphipolis. Les questions demeurent sur qui est enterré là : Olympias, la mère d'Alexandre ? ...
Nous ne voulons pas visiter le musée car nous espérons trouver les vestiges sur site. Erreur. L'ancien Pont de bois est inaccessible. Nous en profitons pour marcher le long du fleuve Strymont, promenade agréable au soleil, mais en vérité infructueuse !

Nous reprenons la route vers Kavala. Le Lucy Hôtel est un grand complexe en arc-de-cercle le long de la mer. La réceptionniste prétend que nous avons réservé pour une seule personne, mais que ce n'est pas un problème. Nous nous étonnons. Puis elle demande si nous sommes bien Casimir Collet, bulgare. Ouf, pour Daniel Collet il y a bien une réservation d'une belle chambre pour deux, avec un upgrade ! et vue sur mer. L'hôtel offre tout le comfort nécessaire, y compris le petit déjeuner.
Il est encore tôt et nous nous dirigeons vers le centre-ville. Nous entamons la montée vers le quartier historique et le château. Ca grimpe mais c'est attirant et , après la visite de la maison natale de Méhémet Ali, plus tard sultan d'Egypte, je suis toute étonnée de poursuivre la montée jusqu'au château. On propose la réduction senior à Daniel, hihi. La visite des fortifications est amusante. C'est bien aménagé et à nouveau, nous y sommes presque seuls. Nous prenons une glace face à la scène et aux gradins, fin prêts pour un spectacle de théâtre antique.

Les photos du 4 mai

Mardi 5 mai Philippi et grotte d'Allistrati.

Les photos du 5 mai

Après une très bonne nuit et un super petit déjeuner, nous sommes en pleine forme pour la visite du site antique de Philippi. C'est un incontournable. La preuve : une vingtaine de bus sont arrivés avant nous. L'immense amphithéâtre est bondé de spectateurs : des enfants des écoles de la région pour qui un spectacle se déroule sous un soleil de plomb.
Nous visitons le musée, où il fait plus frais. De beaux objets datant de 3 époques y sont exposés : l'antiquité grecque, la période romaine et la période byzantine. Nous apprécions et nous prenons notre temps. A l'extérieur, de l'autre côté de la route il y les vestiges d'une cathédrale, un forum, des mosaïques bien conservées.
La dite route est la Via Egnatia, voie romaine qui reliait Rome à Byzance et traversait Thessalonique, Amphipolis et Philippes. C'est aussi le nom donné à l'autoroute E90 que nous emprunterons le lendemain et qui relie la frontière turque à Corfou.
Nous dînons dans la ville de Drama dans un parc ombragé. De 13h à 18h, les boutiques sont fermées ! Nous reprenons donc la route.

L'après-midi, vu la chaleur, nous décidons de visiter les grottes d'Alistrati, annoncées à notre hôtel. A nouveau le lieu est un peu difficile à trouver. Le GPS du smartphone de Daniel nous y conduit. Mais je ne peux pas le laisser parler, car il épelle toutes les lettres grecques des panneaux indicateurs, ce qui donne un charabia incompréhensible, drôle la première fois, mais vite lassant.
Nous arrivons à 17 h sur les lieux. Une visite vient de démarrer et il faut attendre 17h30. Nous serons seuls avec une guide charmante dans une grotte longue de 3km, sur un même niveau et donc parfaitement accessible aux personnes à mobilité réduite.
C'est la plus grande grotte de Grèce et elle comporte d'innombrables stalagmites blancs de formes rares comme le disque, le chou-fleur et les eccentrics : dus à des conditions spéciales dans la grotte à une époque, comme peut-être les charges électriques, et non par la gravité pour les autres types de concrétions. Inoubliable.

Les photos du 5 mai

Mercredi 6 mai : Route vers Kastoria.

Les photos du 6 mai

L'autoroute traverse la montagne. Elle suit le tracé de l'ancienne route, la Via Egnatia, que nous avons vue hier, qui reliait Rome à Istanbul à l'époque des Romains. Du côté de Thessalonique, c'est chaud ! Nous avons acheté une nouvelle carte moins détaillée que celle de Chalcidique. Nous voulons dîner à Veria, mais la ville est tellement grande et encombrée que nous abandonnons. Nous la quittons pour une route de montagne. A un sommet nous faisons arrêt à une station météo pour un pique-nique improvisé et bien agréable.
Puis retour sur l'autoroute, en direction du Nord, vers l'Albanie.
Nous arrivons à Kastoria vers 16h. Nous traversons la ville qui se situe sur une presqu'île sur un immense lac. Notre hôtel se situe de l'autre côté, Hôtel Chloé. Une gentille réceptionniste nous propose une liqueur de bienvenue. Comme il fait très chaud, nous la réservons pour la soirée et nous préférons une bière sur la terrasse pour nous remettre de notre longue route.
Ici aussi notre chambre a été upgradée. Elle est encore mieux qu'à Kavala. C'est chouette, en Grèce ! Nous avons droit à une suite au 3e étage avec vue sur le lac, immense télé et grande salle de bain, ainsi qu'une terrasse privée agréable.
Nous partons 'faire le tour du lac', hihi ! Mais nous ne sommes pas à Genval, et la configuration des lieux nous échappe. Le regard attiré par les pélicans et autres oiseaux aquatiques, par les fourrures des vitrines et par l'ambiance nonchalante, nous constatons que nous sommes perdus. Un monsieur nous indique la bonne direction pour retrouver la voiture et là nous pouvons vraiment 'faire le tour du lac', qui devient à sens unique. Nous partageons la route avec les cyclistes, marcheurs, joggeurs et de rares voitures.
Nous faisons arrêt à un monastère où des fresques murales attirent le regard. Des moines sont occupés par là, ou sont-ce des popes ?
La balade se termine à l'entrée de la ville près du club de yachting (qui s'appelle NOK : Naftikos Omilos Kastorias, hihi)
Notre repas le long du lac : brochette de poulet, sans poulet : que du reconstitué plein de gras !!! l'arnaque, et au même prix que partout ailleurs. Pfff !
Heureusement la liqueur de l'hôtel va nous remonter le moral. Et nous faisons la connaissance de Madame Mimi, la propriétaire du Chloé hôtel. Un numéro celle-là.

Les photos du 6 mai

Jeudi 7 mai : Vers les lacs Prespa, frontière de l'Albanie et de la Macédoine

Les photos du 7 mai

Le petit déjeuner est surveillé de près par Mimi. Elle vante ses confitures maisons, ses pâtisseries maison et ses cafés variés. Daniel se laisse faire. Il a lu les commentaires de Trip Advisor et sait qu'il ne faut pas contrarier Mimi. Comme nous allons à Prespa, voir des lacs à la frontière albanaise, elle nous conseille le restaurant Syntonia. Nous y penserons. La jeune réceptionniste lève les yeux au ciel : elle doit gérer sa patronne ET les clients !!!
Nous voilà sur la route. Nous faisons une halte à Agios Germano, le plus ancien et dernier village grec, d'où partent des randonnées.
Les chemins que nous empruntons ne mènent cependant nulle part. Le flèchage n'est pas leur fort !
C'est un village de planteurs de haricots, dont ce n'est pas la saison, mais d'innombrables tas d'innombrables perches à haricots attendent à tous les coins des champs le moment opportun.

Le temps se fait menaçant. La montagne est dans la brume et le lac aussi. Il fait en même temps chaud et froid. Nous allons donc aux lacs Prespa à Psarades, où on nous propose tout de suite un tour en bateau. Cela ne me tente pas trop. Nous nous installons à la terrasse couverte du restaurant Syntrofia recommandé par Mimi. Nous n'aurons pas à le regretter. Les brochettes de champignons grillés sont délicieuses et les truites également.
Le marchand de fruits et légumes, repéré sur la route, est là. La patronne du resto achète en quantités pommes de terre, oignons, tomates, citrons, bananes et autres. C'est passionnant.
Le repas terminé, un petit monsieur qui nous a surveillé pendant tout ce temps nous repropose la promenade en bateau. 30 min = 20 euros et 1 heure = 40 euros.
Je demande 'avec quel bateau' ? C'est avec une barque toute simple et il m'assure que ce sera 'une gondole'.

Nous voilà partis. C'est scabreux mais le paysage est tellement magnifique, et la faune aquatique nous émerveille : pélicans, hérons, cormorans, aigrettes, ...
Nous longeons les rochers et je fais plein de photos et de films. Daniel utilise ses jumelles et notre guide est enchanté de nous faire plaisir. Le ciel est gris mais la température est idéale. Le bonhomme est tout content et nous explique des trucs que nous avons du mal à comprendre. Nous voyons des fresques sur les rochers, des grottes, des ermitages. A un moment il s'arrête et nous propose une prolongation de la promenade : une heure et demi pour 40 euros et nous poussons jusque tout près de l'Albanie et de la Macédoine avec la visite d'un monastère. Nous acceptons : c'est trop bien.
Arrivés au pied du monastère, il arrête la barque et Daniel descend. Moi, je ne peux pas ! Il manoeuvre jusqu'à un débarcadère plus pratique et nous voilà occupés à grimper. Des marches et des marches. Il y en a 170, et pas des petites. Mais ça en vaut la peine. Il nous avait bien dit 'gymnastica !'.

En haut il y a une chapelle avec plein de fresques et le paysage de là-haut est à couper le souffle.
Daniel allume 3 bougies avec le voeu que tout se passe bien pour les projets de nos jeunes : mémoire, diplôme, jobs, ...
Au retour il pleut un peu et notre homme met le moteur plus fort. Un pélican est obligé de s'envoler devant nous suite aux manoeuvres insistantes de la barque. Tout le monde est content. Nous avons passé 'le meilleur moment du voyage' !
Après cela direction l'île de Agios Achilleos accessible à pied via un long ponton, proche de roseaux qui abritent de nombreux oiseaux et batraciens. Nous admirons encore les pélicans, cygnes, hérons et autres.
L'île est minuscule, nous en faisons le tour à pied. C'est extraordinaire, en plus de l'environnement majestueux des montagnes et du lac tout autour, il y a pas moins de cinq églises et une basilique, quelques fermes et les veaux et vaches locales qui nous accompagnent. Le soleil est revenu et il fait chaud pour gravir la colline. La basilique est en ruine mais le paysage est exceptionnel. Une fois de plus, nous sommes seuls. Le monde est à nous !
Petite glace (ou plutôt énorme glace) avant de retourner à la voiture.

Le soir, sur les conseils de Mimi, nous allons souper au Steaky à Kastoria. Le meilleur repas depuis notre arrivée : légumes grillés et brochette de vrai poulet, aux champignons et la crème. L'ambiance est excellente et la nourriture aussi. Un vrai resto grec, fréquenté par les locaux. Mimi nous avait annoncés, et nous sommes les bienvenus. Nous nous permettons une bouteille de vin de Kastoria.

Les photos du 7 mai

Vendredi 8 mai : Les ours, le salon de la fourrure, le lac et la fête des fleurs

Les photos du 8 mai

Un bus entier ayant débarqué à l'hôtel, la salle du petit déjeuner est envahie. Mais Mimi prend soin de nous, avec de la marmelade maison aux cerises, qu'elle apporte à table, venant plusieurs fois s'enquérir de notre appréciation. Elle nous conseille la visite d'un parc avec des ours, dans la montagne. Il y a aussi des loups. Vu les panneaux routiers qui annonçaient la présence d'ours, notre curiosité est piquée et nous démarrons pour Aetos, le village qui abrite le sanctuaire des ours de l'association Arcturos. La route est agréable et le soleil est de la partie. Nous arrivons vers 11h devant la porte d'un parc avec le sigle des ours. Mais il n'y a pas de guérite d'accueil. Un monsieur avec un énorme trousseau de clés nous fait retourner au village et nous indique l'endroit du parking. Il faut alors marcher un petit km, dans le calme pour ne pas déranger les ours ! Une palissade encloture le parc. Nous espérons voir un ours, mais nada. Arrivés à la cahute d'entrée du sanctuaire, personne n'attend mais le tour guidé suivant est prévu à 12h. L'attente est longue au milieu des t-shirts, cahiers et autres calendriers à l'effigie des ours et des loups. D'ailleurs le sanctuaire des loups n'ouvre que le week-end : pas de chance pour nous. Enfin, nous démarrons avec le guide, qui parle anglais un peu trop vite ! Il explique le programme de protection et de réhabilitation des ours en milieu ouvert avec la cohabitation avec les hommes et les troupeaux. Nous voyons 2 ours qui mangent et se promènent dans un enclos. Quelques photos à travers la cloture, et voilà, c'est tout. Un peu déçus mais je comprends que les ours ne doivent pas s'habituer à l'homme et que donc ceux qu'on veut remettre en liberté ne peuvent pas nous être montrés.
Après cela nous roulons longtemps avant de trouver un resto. C'est Chez Thomas, un resto chic mais le personnel n'est pas très sympa. Ma salade est bonne mais l'énorme steak de Daniel est plein de nerfs et trop cuit. On ne peut pas gagner à chaque coup. Il faut quand même avouer que nous nous en sortons pour 20 euros. Je m'attendais à bien plus cher.
Ensuite, retour à Kastoria et visite du Salon de la Fourrure, spécialité locale : depuis plus d'un siècle, près d'un tiers des fourrures portées dans le monde entier viennent de la région. Nous nous sentons un peu décalés au milieu des hommes d'affaires et des femmes en hauts talons. Une majorité des clients est russe. Nous prenons quelques photos et brochures. Les fourrures sont belles, mais après la visite du sanctuaire des ours, je me vois mal porter un manteau de fourrure. Enfin, c'est le truc que nous ne ferions jamais en Belgique, donc il ne fallait pas le manquer ici.
Après un petit rafraîchissement à l'hôtel, nous allons à pied dans le quartier où se déroule le Fête des Fleurs, pour fêter le printemps. Sur la scène, des personnalités reçoivent des décorations et des applaudissements. Nous nous installons tout près. Une chorale interprète des chants traditionnels à capella. Puis des fillettes font quelques danses. Ensuite, plusieurs groupes en costumes traditionnels exécutent diverses danses folkloriques dont le Syrtaki. Heureusement Mimi ne nous a pas repérés. Après les danses nous rentrons à l'hôtel d'où nous entendons la musique de la fête jusque 1h30 du matin.

Les photos du 8 mai

Samedi 9 mai : Route vers Thessalonique via les Météores

Les photos du 9 mai

Nous prenons l'autoroute jusqu'au milieu des montagnes pour passer par les Météores. La route de montagne est impressionnante. Daniel avait un goût de trop peu en matière de lacets et de virages serrés autour de Kastoria. Voilà, il est servi.
Vers midi nous arrivons à Kalambaka et nous pensons monter à pied ! Heureusement une dame qui tient un guesthouse à l'entrée du chemin pédestre nous donne un plan de tous les monastères et nous conseille d'y aller en voiture. Ouf, car le site est immense et ça grimpe sous le soleil. Il y a 24 monastères. Nous n'avons pas le temps d'en visiter un et nous faisons plein de photos. Le détour en valait absolument la peine.

La suite du trajet vers Thessalonique est long, déjà avant d'arriver à l'autoroute. Puis la fameuse autoroute comporte plusieurs péages et s'interrompt sur des kilomètres. Sommes-nous censés en payer la construction ?
Après une halte sur un resto-route, il se met à pleuvoir. Cela dure jusque l'entrée de Thessalonique. Nous traversons la ville et je reconnais Enterprise, notre loueur de voitures. L'hôtel est bien caché, mais on y arrive tout de même.
Il y a bien vue sur mer, mais de loin. Ce soir on ne bouge plus. On va souper à l'hôtel.
Nous prenons notre premier ouzo au bar près de la piscine, avec le soleil couchant sur la baie et la ville. Magnifique. Nous choisissons la meilleure table au restaurant et nous profitons de notre chance.

Les photos du 9 mai

Dimanche 10 mai : Thessalonique et Dion

Les photos du 10 mai

Petit déjeuner moins varié que dans les hôtels précédents, mais c'est que nous prenons goût au luxe !
A 9h30 nous démarrons vers Thessalonique, direction le centre-ville et la Tour Blanche. La ville est très allongée le long de la baie. Cela fait des kilomètres ! La police enlève les voitures le long du boulevard longeant la mer. Il devient piétonnier pour la journée. Un évènement se prépare. Tout est rose, ballons, vêtements des hôtesses, stands de produits de beauté. C'est un truc féminin.
Pour la visite de la Tour, nous ne prenons pas l'audio-guide. A chaque étage, une petite salle est consacrée à chacune des époques de l'histoire de la ville. En particulier je suis impressionnée par l'incendie qui a ravagé le centre-ville en 1917.
Après la visite, nous cherchons le musée archéologique. Au passage nous traversons une brocante d'antiquités. Moi qui n'apprécie guère les brocantes, j'apprécie plusieurs étals d'instruments de musiques, de petits soldats et autres outils anciens.
Au musée d'archéologie, les salles sont très agréables, ce n'est pas la foule et nous avons le temps d'admirer et de lire les explications. Une exposition temporaire présente des objets en or. J'apprécie particulièrement les diadèmes.
A la sortie nous repassons à la fête des femmes. Une animation de danses sur la scène et le départ d'un voilier 'Sail Pink' nous arrêtent un moment.
Il y a du monde maintenant. A la recherche d'un resto, le long du boulevard il n'y a que des bistrots, tou bondés. Dans une rue latérale, nous choisissons le Mom's restaurant. C'est OK.
Les filles ont envoyé un petit message sur What's app pour ma fête des mères ;-)

Après le dîner nous décidons de quitter la ville pour visiter Dion, un site archéologique important, face au Mont Olympe.
Cette fois pas de musée? Nous préférons le site des vestiges des temples dédiés à Zeus, Déméter et Isis.
C'est dans un immense parc. Il y a carrément une ville avec sa rue principale, des bains, un théâtre, des maisons avec des mosaïques, un cimetière, des statues et quelques colonnes. La promenade est agréable, bien au calme jusqu'à ce qu'on tombe sur un groupe d'italiennes surexitées avec des enfants bruyants et indisciplinés.
Nous ferons quand même arrêt à la cafetaria pour un dernier café frappé. A peine la voiture démarrée, un gros orage s'abat sur nous. Les montagnes ont d'un seul coup disparu derrière un énorme nuage.
Mais le temps revient au clair alors que nous retournons vers Thessalonique. Cette fois, nous empruntons le ring qui est en travaux tout du long. Cela nous prend moins de temps que la traversée de la ville la veille. Thessalonique est la 2e plus grande ville de Grèce après Athènes.

Retour au Royal Hôtel. Valises, dernières photos de coucher du soleil, le Mont Olympe restant dans la brume.

Dernier Ouzo au bord de la piscine et le repas à notre table habituelle, mais qui nous semble moins bon que la veille malgré la gentillesse des serveurs qui nous apprennent encore quelques mots de grec.
C'est déjà la nostalgie après ces 10 merveilleuses journées de vacances.

Les photos du 10 mai

Lundi 11 mai : Le retour

Pas grand-chose à dire : les valises sont vite prêtes. Nous quittons l'hôtel à 9h.
La remise de la voiture se passe sans problème. Nous sommes ravis de Enterprise. C'est un bon choix.
Nous enregistrons les bagages, faisons quelques achats au Free-Tax et l'embarquement commence plus tôt que prévu.

Notre avion, un Embraer 60, n'est pasrempli du tout.

Nous sommes impatients de revoir les filles.

Et nous pensons déjà à la prochaine escapade en juin à Istanbul !